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LES TONS DES TEXTES. Série numéro 2

1. Commencez par lire le texte.
2. Question: Quel est le ton de ce texte?
3. Saisissez votre réponse: Ton lyrique
/ Ton euphorique / Ton pathétique
/ Ton dramatique / Ton comique / Ton fantastique / Ton épique
4. Découvrez la réponse en double-cliquant sur:
Réponse >> Ton .....................

LISEZ LE TEXTE

QUEL EST LE TON DE CE TEXTE ?
1 Un cri épouvantable éclata: c'étaient les soixante-douze éléphants qui se précipitaient sur une double ligne, Hamilcar ayant attendu que les Mercenaires furent tassés en une seule place pour les lâcher contre eux. Afin de mieux leur résister, les Mercenaires se ruèrent en foule compacte; [...] ils tâchaient de leur crever les yeux, d'autres se glissèrent sous leur ventre, y enfonçaient un glaive jusqu'à la garde. (Flaubert)
Réponse >> Ton épique

2 L'homme vit déboucher la machine de la rue. Il trembla. La machine l'examina. De la sueur descendit sur les yeux de Ferrier.
- Bonjour, dit la machine.
- Bonjour.
- Je cherche un étranger. Ne l'auriez- vous pas vu ?
- Je l'ai vu. Il est parti par là.
- Je vous remercie de votre aide.
Elle s'en alla au petit trot, ses roues crissant et ses pattes articulées se repliant et s'étendant avec souplesse et précision. (Gérard Klein)
Réponse >> Ton fantastique

3 J'ai trop vu, trop senti, trop aimé de ma vie;
Je viens chercher vivant le calme du Lethé,
Beaux lieux, soyez pour moi ces bords où l'on oublie:
L'oubli est désormais une félicité. (Lamartine)
Réponse >> Ton lyrique

4 J'ai retrouvé un garçon que j'ai connu autrefois. Encore un masque pâle, des dents de marbre, la peau grêle trouée, couturée, une barbiche au menton comme un fer de toupie, une chevelure crépue et laineuse, plantée comme la perruque d'un clown. (Jules Vallès)
Réponse >> Ton comique

5 Je m'habituai à l'hallucination simple: je voyais très franchement un temple à la base d'un navire, une école de tambours faite par des anges, des calèches sur les routes du ciel, un salon au fond d'un lac; les monstres, les calèches. (Rimbaud)
Réponse >> Ton fantastique

6 Gavroche rampait à plat ventre, prenait son panier aux dents, glissait d'un mort à l'autre et vidait la cartouchière. Cela continua ainsi quelque temps. Une balle finit par atteindre l'enfant. On vit Gavroche chanceler, puis il s'affaissa. Un long filet de sang rayait son visage. Il éleva ses deux bras en l'air. Une seconde balle l'arrêta court. Il s'abattit la face contre le pavé, et ne remua plus. Cette petite grande âme venait de s'envoler. (Victor Hugo)
Réponse >> Ton dramatique

7 Deux années s'écoulèrent, pendant lesquelles Gervaise et son mari s'enfoncèrent dans la misère. La faim arrivait avec la pluie et le froid. Décembre entrait chez eux par-dessus la porte et il apportait tous les maux: le chômage, la misère noire des temps humides. Au milieu de cette existence enragée par la misère, Gervaise souffrait encore des faims qu'elle entendait râler autour d'elle. Par moments s'élevaient des larmes de femmes, des plaintes de mioches affamés. (Emile Zola)
Réponse >> Ton pathétique

8 Cet été-là, j'avais dix-sept ans et j'étais parfaitement heureuse. Les premiers jours furent éblouissants. Nous passions des heures sur la plage, écrasés des chaleurs, prenant peu à peu une couleur saine et dorée. Dès l'aube, j'étais dans l'eau, une eau fraîche et transparente où je m'enfouissais. (Françoise Sagan)
Réponse >> Ton euphorique

9 - Le logicien : - Voici un syllogisme: tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc, Socrate est un chat.
- Le vieux : - J'ai un chat qui s'appelle Socrate. Socrate était donc un chat!
- Le logicien : - La logique vient de nous le révéler. C'est très beau la logique. (Ionesco)
Réponse >> Ton comique

10 Les Moïs sortaient. Arcs et lances se détachaient sur le ciel. Les hommes continuaient à arriver. Les blancs étaient entrés dans leur case, emportaient armes et cartouches. «Aux premières flèches, il faudrait se coucher.» De nouveaux guerriers venaient de paraître: ils avançaient en fourmis. (André Malraux)
Réponse >> Ton épique